Différents contextes et types de précipitations
Dossier - Mardi 22 janvier 2019

A l’heure où une grande partie de l’hexagone subit des chutes de neige, d’autres sont exposés à de la pluie ou à du grésil. Comment expliquer ces différents types de précipitations ?

Commençons par la pluie qui est le phénomène le plus courant que l’on retrouve en toute saison dans l’hexagone. La goutte de pluie émane d’un flocon qui depuis sa formation dans le nuage fond durant sa chute en raison de la température de l’air qui augmente en se rapprochant du sol.

Dans le cas de la pluie verglaçante la logique de départ est la même mais en arrivant dans les basses couches la pluie arrive va arriver dans une pellicule d’air plus froid. Si le sol est gelé, la pluie se transforme en glace. Ce phénomène est souvent observé lorsque s’opère un lent redoux. L’air doux plus léger surmonte alors de l’air froid plus dense, « piégé » au niveau du sol.

La neige, qui blanchit actuellement une grande partie de nos paysages, est un phénomène typiquement hivernal en plaine qui se produit dès lors que de l’air froid est présent à « tous les étages », depuis le nuage où elle s’est formée jusqu’au niveau du sol. Une température inférieure à 0°C est nécessaire en altitude. En arrivant au sol, elle ne tiendra uniquement que si celui-ci est gelé. Des chutes de neige peuvent être observées avec des températures supérieures à 0°C dans les basses couches mais elle sera dite fondante.

Le grésil, est un granule de glace translucide qui ne dépasse pas 0.5 mm. Le noyau liquide est entouré d’une enveloppe gelée (pluie gelée) en raison d’un refroidissement durant dans sa chute (étage plus froid). Le grésil est souvent observé après le passage d’un front froid en hiver.

La grêle est souvent confondue avec le grésil. Pourtant il existe des différences notables entre ces deux types de précipitations. La grêle qui est un phénomène redoutable et redouté ( dégâts sur les culture, les voitures, les toitures…) se produit surtout lors d’épisodes orageux estivaux. Un grêlon peut est une bulle de glace dont le diamètre est supérieur ou égal à 5 mm. Il peut atteindre jusqu’à 5 cm voire 10 à 15 cm de diamètre. Ce phénomène qui est observé dans 10 à 20% des orages émane d’un cumulonimbus. Au sein des cumulonimbus, il existe de forts courants ascendants et descendants entre la base, chaude et humide, et le sommet très froid du nuage qui atteint parfois 10 à 12 km d’altitude. Plus ces courants sont forts, plus la taille du grêlon sera importante. Le glaçon en formation fait des allers-retours entre le sommet et la base du nuage en raison des courants ascendants et grossit petit à petit. Une fois suffisamment gros et lourd, il tombe du nuage.

Ainsi selon les contextes météorologiques, saisonniers et les seuils de températures rencontrés les précipitations ont des aspects bien différents!

Sébastien DECAUX

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